Tracklist Hide Credits
| A1 |
Le Poinçonneur Des LilasLyrics By, Music By – Serge Gainsbourg |
2:40
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| A2 |
La Recette De L'Amour FouLyrics By, Music By – Serge Gainsbourg |
1:57
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| A3 |
Douze Belles Dans La PeauLyrics By, Music By – Serge Gainsbourg |
1:52
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| A4 |
Ce Mortel EnnuiLyrics By, Music By – Serge Gainsbourg |
2:55
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| A5 |
Ronsard 58Lyrics By – S. Barthélémy*Music By – Serge Gainsbourg |
1:51
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| B1 |
La Femme Des Uns Sous Le Corps Des AutresLyrics By, Music By – Serge Gainsbourg |
2:58
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| B2 |
L'AlcoolLyrics By, Music By – Serge Gainsbourg |
3:55
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| B3 |
Du Jazz Dans Le RavinLyrics By, Music By – Serge Gainsbourg |
2:08
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| B4 |
Charleston Des Déménageurs De PianoLyrics By, Music By – Serge Gainsbourg |
2:23
|
Companies, etc.
-
Recorded At
–
Studio Blanqui
-
Printed By
–
Imprimerie J. Marx et Cie
Credits
-
Arranged By, Conductor, Piano [Uncredited]
–
Alain Goraguer
-
Double Bass [Uncredited]
–
Paul Rovère
-
Drums [Uncredited]
–
Christian Garros
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Liner Notes [Promo Sleeve]
–
Paul Chaland
-
Liner Notes [Regular Sleeve]
–
Marcel Aymé
-
Orchestra
–
Alain Goraguer Et Son Orchestre
-
Photography By [Promo Sleeve]
–
Michel Brigaud
-
Photography By [Regular Sleeve]
–
Walter Carone
-
Producer [Uncredited]
–
Denis Bourgeois
-
Vibraphone [Uncredited]
–
Michel Hausser
-
Vocals
–
Serge Gainsbourg
Notes
Après Brassens, Brel et Béart, Philips découvre et vous révèle serge gainsbourg
présenté par Paul Chaland
• il écrit et chante des chansons pour rire noir
• il aime le chachlik, Edgar Poë et la vitesse
• il serait volontier Sade ou Robinson Crusoë
• il a besoin de 30 ans de vie
• il met des coups de poings au bout de ses vers
Il ouvre à la chanson les portes de son univers : l'étrange
Il a toujours une guitare
avec lui l'irréel devient possible
Dans la chanson, c'est comme partout ailleurs : il y a ceux qui, il y a ceux qui, et puis il y a encore ceux qui. Serge Gainsbourg en est un autre. A voix de velours rauque, il élargit l'univers de la chanson. Il ajoute l'Etrange au pays des merveilles.
Rien n'est moins convenu, rien n'est plus insolite. Du disque on sort groggy, surpris d'avoir été tant balloté, tant heurté. Une ambiance est née dont il faut longtemps pour s'en défaire. On y replonge avec délices. Cela secoue comme le Grand Huit.
La voix d'abord, qui hésite entre la confidence, le chant, la rage, le murmure. Voix sourde et parfois muette (oui les silences ont un poids). La musique ensuite, tantôt douce, tantôt brutale, à la ligne mélodique implaccable (oui, ces airs là seront demain des ventouses). Le texte enfin. Car au bout de ses vers, qu'il casse sans ménagement, toujours l'inattendu arrive. Chaque mot porte en lui sa menace. Chaque phrase son explosion. Rien jamais n'est joué.
Ainsi Gainsbourg commence : "Ce mortel ennui qui me vient quand je suis …". Là, un temps –– un soupir qui porte bien son nom. Parce que vous êtes un connaisseur et que vous savez que l'amour a été fait pour les chansons et l'absence pour la tristesse, vous finissez le vers "quand je suis loin de toi". Vous êtes tombé dans le piège de la facilité et de l'habitude. Gainsbourg, non. Il vous attends au tournant de sa phrase et vous assène "près de toi". Ce n'est plus de la nuance. C'est de la provocation.
Ces lignes, ces pages, ces questions, ces photos essayent de cerner un peu l'étrange Monsieur Gainsbourg. Mais l'homme a plus d'une pirouette pour se dérober.
A ces questions concrètes il a répondu :
Quels pays aimeriez-vous connaître ? La France, le Portugal, le Pays des Merveilles.
Quelle région de France préférez-vous ? Paris, la Seine, les Landes, les Plages du Nord.
Quel quartier de Paris ? Le 16e arrondissement : Passy
Quel instrument de musique ? Mort aux archets.
Quelle couleur ? Gris, noir, blanc (puis après une longue recherche) vert foncé.
Etes-vous joueur ? Oui. Quel jeu ? Les échecs.
Aimez-vous la voiture ? Oui. La vitesse ? Oui. Le sport ? Non. Les animaux ? Non, à l'exception du gibbon. Détestez-vous les animaux ? Non, à l'exception de l'araignée. Comment imaginez-vous un verre ? Plein, en forme de long cylindre très fin, sans fioritures, en cristal.
A ces questions abstraites il a répondu :
Etes-vous heureux ? Non.
Pourquoi ? Parce que mes aspirations sont au dessus des réalités du moment.
Quelles sont-elles ? (après un temps) : vous verrez
Croyez-vous à la vertu ? Abstraitement oui. A la justice ? Abstraitement oui.
Avez-vous peur de la mort ? Violente, oui.
Comment l'imaginez-vous ? Je vous répondrai au pied du mur.
Aimeriez-vous vivre vieux ? J'ai besoin de trente ans.
Pensez-vous les avoir ? Je crois à mon destin.
Etes-vous snob ? Sur les bords. Etes-vous bourgeois ? Non.
S'il n'avait pas été lui. il aurait aimé être :
Sade (réponse immédiate) Robinson Crusoë (réponse après réflexion)
La phrase qu'il préfère est de Baudelaire :
L'étrangeté est une des parties intégrantes du beau.
La maison de campagne de ses rêves serait :
Un manoir austère avec un parc inculte (orties) fermé par un haut grillage. Il n'y aurait pas de fenêtres et seulement une verrière à la place du toit. Les meubles anglais (romantiques). Quelques femmes habiteraient ce manoir (voir "Île déserte"). Pas d'animaux, à l'exception d'un squelette de singe.
Sur une île déserte, il emporterait :
7 livres : "Une vieille maîtresse" de Barbey d'Aurevilly; les poésies de Catulle; "Don Quichotte" de Cervantès; "Adolphe" de Benjamin Constant; "Les contes fantastiques" de Poë; les contes de Grimm et ceux de Perrault.
5 disques : Schoenberg, Bartok, Johnnie Ray, Stan Kenton, Ray Conniff.
5 femmes : Mélissande, Ophélie, Peau d'âne, une manucure, Vivian Leigh.
Et un blue-jean.
Au jeu de la marguerite, il aime :
Un peu : les orages. Beaucoup : Le whisky sour. Passionnément : les amours contrariées. A la folie : les femmes hautaines et réfrigérantes. Pas du tout : l'académie de l'art contemporain.
Au jeu du tennis-mot, il a fait ces renvois :
Pain : vin. Femme : homme (après un temps :) mélange. Rêves : ératiques. Noir : humour. Cercueil : de verre. Fleur : pommade. Porte-feuille : plein. Gardénal : vibraphone. Balle : sursis. Prince : de Galles. Soleil : nuit. Pluie : Le Touquet. Réveil : déception. Mère : lieu commun. Dos : érotisme. Do : banalité. Manette : femme. Sable : amour. Chien : andalou. Chat : ténèbres.
Voici quelques-uns de ces raccourcis :
Sur l'amour (La femme des uns sous le corps des autres) :
D'abord on s'dit vous
Et puis on s'dit tout
On s'envoie un verre
On s'envoie en l'air
Sur la méthode (La recette de l'amour fou) :
Dans un boudoir, introduisez un coeur bien tendre
Sur canapé laissez s'asseoir et se détendre
Versez une larme de Porto
Sur la Mort (Du jazz dans le ravin) :
Demain, on les ramassera à la petite cuillère
Sur la pesanteur (Douze belles dans la peau) :
Un peu de plomb dans l'aile
Pas plus dans la cervelle
Sur lui-même (L'alcool)
Mes illusions donnent sur la cour
Mais dans les troquets du faubourg
J'ai des ardoises de rêverie
Et le sens de l'ironie
Sur les petits métiers (Charleston des déménageurs de piano) :
Tirer sur le pianiste, c'est pas not' boulot,
Nous on tire sur le piano.
Et voici sa carte d'identité :
Son prénom : Serge – Son nom : Gainsbourg (prononcer comme *gain" au jeu). Sa date et son lieu de naissance : 2 avril 1928 à Paris, d'origine russe – Ses classes : renvoyé de Condorcet, étudie l'architecture qu'il abandonne pour la peinture, qu'il abandonne pour la guitare électrique.
Ses premiers pas : pianiste de bar, puis guitariste accompagnateur de Michèle Arnaud (pendant 4 ans) il fait son tour de chant en 1958 à Milord l'Arsouille.
Ses faux départs : les premières chansons qu'il a composées avaient des titres prémonitoires : "Nul ne le saura jamais" "Ça vaut pas la peine d'en parler". Il les a détruites. Elles parlaient d'amour.
Ses vrais débuts : Il compose, dans l'ordre, "Le poinçonneur des Lilas" (que créent Les Frères Jacques), "La recette de l'amour fou" (Michelle Arnaud), "Douze belles dans la peau" (Jean-Claude Pascal) etc… Sa préférée : "La femme des uns sous le corps des autres".
Sa taille : Grande (il affirme ne pas la connaître) – Son poids : Moyen (idem) – Ses cheveux : Quelques uns blanc, le reste noir. Ses yeux : Ténèbreux. Sa tenue : Costume Prince de Galles toujours droit et polos sans cravate. Il a horreur de la casquette. Pour le chapeau, à envisager dans dix ans. Ses chaussures : Fines et noires. Son dentifrice : En Poudre. Son plat préféré : Chachlik caucasien.
Son défaut principal : Scepticisme. Sa qualité principale : Scepticisme – Son regret : N'avoir pas vécu le mouvement surréaliste. Sa passion cachée : La peinture. Ses peintres préférés : Velasquez, Goya, Manet, Klee. Son violon d'Ingres : Brûler ce qu'il a adoré. Son conseil : Sachez ce que vous ne voulez pas. Son accompagnateur (pour ce disque) : Alain Goraguer.
Photos de Michel Brigaud
Imp. J. Marx & Cie, 4 Imp. Ste Félicité XV
Reproduction autorisée
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- Rights Society: B.I.E.M.
- Matrix / Runout (Label A): AA 76.447 1R
- Matrix / Runout (Label B): AA 76.447 2R
- Matrix / Runout (Runout, Side A): 76 447 1R 380 Made in France
- Matrix / Runout (Runout, Side B): 76 447 2R 380 Made in France
- Price Code (Printed on Labels): Ⓜ
- Other (Printer Date Code): 98
Other versions
| Category |
Artist |
Title (Format) |
Label |
Category |
Country |
Year |
| B 76.447 R |
Serge Gainsbourg |
Du Chant À La Une !… (10", Album)
|
Philips |
B 76.447 R |
France |
1958 |
| 900517-2 |
Serge Gainsbourg |
Du Chant À La Une !… (CD, Album, Ltd, Num, RM, 10 )
|
Club Dial |
900517-2 |
France |
1994 |
| 548 421-2 |
Serge Gainsbourg |
Du Chant À La Une!... (CD, Album, RM)
|
Philips, Mercury |
548 421-2 |
France |
2003 |
| SOL 703 |
Serge Gainsbourg |
Le Poinçonneur Des Lilas (CD, Album, RE)
|
Soldore |
SOL 703 |
Europe |
2009 |
| 548 606-2 |
Serge Gainsbourg |
Du Chant À La Une!... (CD, Album, RM)
|
Philips, Mercury, Universal |
548 606-2 |
France |
2001 |